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Français  |  Site in English 12:55:58, mardi, 28 mars 2017

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Mot liminaire de la conférence de presse de M. Hervé Ladsous

Mesdames et messieurs de la presse bonjour !

Merci d’être présents en ce samedi. J’ai tenu, le plus vite possible, après l’adoption de la résolution 2149 du Conseil de sécurité, venir personnellement en République centrafricaine pour me faire une idée encore plus précise de la situation en écoutant les différents acteurs et les différentes parties prenantes, et être sûr que nous intégrerons tous ces éléments dans la vision que nous avons pour le déploiement de la MINUSCA qui est la 16ème opération de maintien de la paix des Nations Unies. Une mission dont l’importance ne m’échappe pas.

Comme vous le savez, la résolution 2149 a été votée à l’unanimité par le Conseil de sécurité et elle reflète la volonté partagée des 183 Etats membres des Nations Unies d’aider la République centrafricaine à sortir de cette crise terrible dans laquelle elle vit depuis trop longtemps.

Aussi, c’est pour moi l’occasion d’exprimer ma profonde émotion et ma sympathie à l’égard de tous ceux et de toutes celles qui ont souffert considérablement dans leur chair, dans leur esprit, dans leurs biens, du fait de cette circonstance tragique. Les victimes ne sont que trop nombreuses.

Je sais que la presse elle-même a payé son lourd tribut, tout comme l’équipe des Nations Unies puisque vous le savez sans doute, un employé centrafricain du Haut-commissariat aux réfugiés a été sauvagement tué pas plus tard qu’avant-hier.

J’ai eu l’occasion d’avoir une série d’entretiens à la fois à Bangui et en province. Auparavant, j’étais en République du Congo ainsi qu’au Tchad pour entendre leurs jugements et conseils, en tant que besoin, de deux pays qui sont très engagés au sein de la communauté internationale pour aider à cette sortie de crise.

L’élément central de ces entretiens a été l’audience, extrêmement longue et substantielle, que m’a accordée Madame la Présidente de transition, Mme Samba-Panza. Cette audience a été pour moi l’occasion de redire le soutien que les Nations Unies apportent à l’équipe de transition, un soutien sans faille et agissant, et de redire à la Présidente notre confiance en sa volonté d’avancer dans la sortie de crise.

Je crois que nous sommes maintenant dans une phase où nous allons travailler d’arrache-pied pour la monter en puissance de la MINUSCA, en bâtissant sur le travail remarquable qu’avait déjà fait le Représentant spécial du Secrétaire général, le Général Gaye, dans le cadre du BINUCA, dans le cadre d’une mission politique.

En passant d’une mission politique à une mission de maintien de la paix, nous changeons de braquet. Il s’agit de développer, sans commune mesure, en termes de chiffres, les équipes civiles, et de déployer, ce qui est la caractéristique d’une opération de maintien de la paix, une très importante composante militaire et policière.

Vous connaissez les chiffres de la résolution qui sont de 10.000 militaires et de 1820 policiers que nous allons nous efforcer de mobiliser rapidement dans les semaines et les mois qui viennent, en commençant par tous les éléments qui sont nécessaires à l’établissement de ces forces, comme des camps, des hôpitaux, des pistes d’aviation. Je voudrais vous dire que nous nous inscrivons dans une volonté d’accompagnement des autorités et du peuple centrafricain pour enfin réunir les conditions d’une sortie de crise effective.

Il nous faut traiter, à l’évidence, les problèmes immédiats que sont les conditions de sécurité et c’est l’occasion pour moi de rendre un hommage au travail remarquable fait par la MISCA déployée par l’Union africaine à la suite de la MICOPAX de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, le travail remarquable fait par l’opération Sangaris montée par la République française et maintenant le travail dans lequel s’engage la mission européenne qui est en train de se déployer.

Il s’agit donc de créer les conditions sécuritaires pour une amélioration sensible de la situation. Il s’agit de travailler et aider au rétablissement de l’Etat centrafricain et de ses différentes institutions. Il s’agit d’aider à un processus politique car, soyez en conscients, une opération de maintien de la paix est avant tout un instrument politique au service d’un projet et ce projet est celui de la réconciliation nationale qui s’impose évidemment après tous ces drames épouvantables.

Nous nous inscrivons dans toutes ces perspectives et nous n’allons pas ménager nos efforts pour y parvenir.

Je crois que nous avons le souci de travailler avec l’ensemble des acteurs de la communauté internationale, avec nos partenaires de l’Union africaine, nos partenaires de la CEEAC, les grands acteurs régionaux et tout cela dans une unité de vision.

Je le redis, et c’est très important, cela se fera, en accompagnement d’un projet qui doit d’abord être celui des Centrafricains eux-mêmes.

C’est ce que j’ai à dire, on va essayer de répondre aux questions de certains d’entre vous.

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