Un colloque scientifique a été ouvert lundi 23 mai à l'Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), à Yaoundé, sur le thème « Paix et sécurité en Afrique centrale : regard rétrospectif et prospectif sur 30 ans de l’UNSAC au service de la diplomatie préventive ». La cérémonie protocolaire a été présidée par le Ministre des Relations extérieures du Cameroun, M. Lejeune Mbella Mbella. Plusieurs personnalités et invités d'horizons divers y ont pris part, dont des membres du gouvernement, des universitaires, des étudiants, des représentants de la société civile, des experts ainsi que le corps diplomatique et des hauts fonctionnaires de l’ONU, parmi lesquels le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Cameroun, M. Matthias Naab, et le Chef de l’UNOCA, M. François Louncény Fall.

Plusieurs avancées ont été mises en relief. En ce qui concerne la « promotion des mesures de confiance, les consultations régulières entre les pays membres de l’UNSAC sont devenues un pilier essentiel de l’architecture de paix et de sécurité de l’Afrique centrale », a indiqué le Chef de l’UNOCA. Dans la même dynamique, il a précisé que « les rencontres ministérielles, qui se tiennent deux fois l’an, renforcent le projet d’intégration régionale, et sont devenues la référence en matière de dialogue comme outil diplomatique au service de la paix ».
Adéquation entre les ambitions et les ressources de l’UNSAC
Parmi les défis, il a insisté sur la gouvernance électorale, plaidant pour que les processus électoraux cessent de « représenter un puissant vecteur de division et de violence ». Dans cette perspective, M. Fall a invité les uns et les autres à une réflexion fondamentale : « Comment organiser des élections démocratiques, tout en préservant la cohésion sociale et la paix nationale, avant, pendant et après les scrutins ? ». Il a formulé le vœu que cette question demeure à l’ordre du jour du Comité. Il en est de même de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la sécurité climatique, la participation des femmes à la vie politique, le chômage des jeunes et son impact sur la sécurité ainsi que la lutte contre les discours de haine. Il a réitéré l’engagement de l’ONU en général, et de l’UNOCA en particulier, à soutenir les efforts des Etats membres dans la recherche des solutions durables à ces défis.

Outre le Représentant spécial et le Ministre des Relations extérieures du Cameroun, le Directeur de l’IRIC, le Professeur Urbain Daniel Ndongo, a également pris la parole lors de cette cérémonie. Un mot de bienvenue qui lui a permis de revenir non seulement sur les missions de l’institution dont il a la charge, mais aussi et surtout sur les enjeux du colloque de Yaoundé. Les travaux proprement dits ont été marqués par plusieurs communications sur diverses thématiques relatives aux fondements de la création de l’UNSAC, aux menaces sécuritaires de toutes sortes qui interpellent les Etats membres, y compris le terrorisme, la prolifération des armes légères et de petit calibre en Afrique centrale, la piraterie maritime dans le golfe de Guinee, le changement climatique, entre autres.

Ce colloque est organisé en marge de la 53e réunion ministérielle de l'UNSAC qui aura lieu du 30 mai au 3 juin dans la capitale camerounaise. Des activités socio-culturelles et sportives sont également prévues le 4 juin dans le cadre de la commémoration du 30e anniversaire dudit Comité.



