BINUCA
Bureau Intégré de l'Organisation des Nations Unies en Centrafrique

Fermeture de BINUCA

Le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) a été créé le 7 avril 2009. Son mandat a pris fin le 31 janvier 2015, étant intégré à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

BINUCA Mandat

Soutien à la mise en œuvre du processus de transition :

  • Accélérer le rétablissement de l’ordre constitutionnel et la mise en œuvre des accords de Libreville en identifiant, facilitant et coordonnant la communication régulière entre toutes les parties prenantes centrafricaines, régionales et internationales concernées, et en fournissant des conseils stratégiques, une assistance technique et un appui au processus politique en cours, aux institutions et autorités de transition et à leurs mécanismes de mise en œuvre ;
  • Assumer un rôle de premier plan en travaillant avec les autorités de transition, les parties prenantes concernées, les acteurs régionaux et la communauté internationale pour concevoir et faciliter le processus de transition politique, et fournir une assistance technique en appui à ce processus ;
  • Appuyer les efforts de réconciliation, tant au niveau national que local, notamment par le dialogue interreligieux et les mécanismes de vérité et réconciliation, en collaboration avec les autorités de transition compétentes et les instances régionales concernées ;
  • Prendre toutes les mesures nécessaires, en appui aux autorités de transition et en collaboration urgente avec l’Autorité nationale des élections, pour la tenue d’élections libres et équitables, avec la participation effective des femmes, dès que possible et au plus tard en février 2015, si possible au second semestre 2014, notamment en fournissant une évaluation urgente des besoins financiers, techniques et logistiques du processus électoral ;

Soutien à la prévention des conflits et à l’aide humanitaire :

  • Exercer les bons offices, renforcer la confiance et faciliter les efforts en vue d’anticiper, prévenir, atténuer et résoudre les conflits, et faciliter la fourniture sûre et dirigée par les civils de l’aide humanitaire, conformément aux principes directeurs des Nations Unies en matière d’assistance humanitaire ;
  • Aider à la coordination de l’aide humanitaire ;

Extension de l’autorité de l’État :

  • Promouvoir et soutenir le rétablissement rapide de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national ;
  • Aider les institutions gouvernementales centrafricaines, notamment par une assistance technique, à accroître leur capacité à exercer les fonctions gouvernementales de base et à fournir les services essentiels à la population centrafricaine ;

Soutien à la stabilisation de la situation sécuritaire :

  • Appuyer la stabilisation de la situation sécuritaire en conseillant et en fournissant une assistance technique en matière de gouvernance et de réforme du secteur de la sécurité (RSS), d’état de droit (y compris police, justice et système pénitentiaire), de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), ainsi que de rapatriement (DDRR) dans le cas de combattants étrangers, y compris pour tous les enfants associés aux forces et groupes armés, et en matière de lutte antimines, y compris pour l’enlèvement des restes explosifs de guerre ;
  • Finaliser, en collaboration avec les autorités de transition et en consultation avec la MISCA et les forces françaises, une stratégie globale de DDR et DDRR, et soutenir sa mise en œuvre, notamment à travers une assistance technique et en coordonnant l’appui des parties prenantes régionales et internationales ;

Promotion et protection des droits de l’homme :

  • Surveiller, aider à enquêter et faire rapport au Conseil sur les violations du droit international humanitaire ainsi que sur les atteintes et violations des droits de l’homme commises sur l’ensemble du territoire centrafricain, y compris celles perpétrées par la LRA, et contribuer aux efforts visant à identifier les auteurs et à prévenir de telles violations et atteintes ;
  • Surveiller, aider à enquêter et faire rapport spécifiquement au Conseil sur les violations et abus commis à l’encontre des enfants ainsi que les violations commises à l’encontre des femmes, notamment toutes les formes de violence sexuelle en situation de conflit armé, notamment par le déploiement de conseillers pour la protection de l’enfance et de conseillers pour la protection des femmes ;
  • Aider à renforcer les capacités, y compris par une assistance technique, du système judiciaire national, y compris les mécanismes de justice transitionnelle, et des institutions nationales des droits de l’homme, et appuyer les efforts nationaux de réconciliation, en coordination avec la Commission d’enquête internationale ainsi que l’expert indépendant, selon qu’il convient.
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